La Pierre et le Bocal – Gilles Voirin

Par où commencer ? Je ne sais pas car tellement de choses me viennent en tête en repensant à ce livre ! C’est une pépite, un trésor, un bijou et tout autre chose que l’on peut admirer lorsqu’on l’a dans les mains.

Gilles Voirin m’a envoyé son livre « La Pierre et le Bocal » avec de délicates attentions, je ne pouvais être que ravie de recevoir ce colis et ça c’était encore avant de découvrir son œuvre !

Mais que raconte ce roman ? Pourquoi tant d’adoration ? Allez, je ne vous fais plus attendre :

On va découvrir l’histoire d’Owen, depuis sa naissance (1966) jusqu’à 2018 en passant par le Katmandou jusqu’à Paris. Au fil de la lecture, on le découvre au travers de ses souvenirs et nous faisons connaissance des personnes qui ont marqué sa vie. Parmi elles, sa mère qui voulait absolument une fille, mais qui a eu Owen. Ce petit garçon est né sans prénom puisqu’elle refusa catégoriquement de lui en donner un (Je vous laisse découvrir comment est venu celui d’Owen). Sans compter que celle-ci ne pensait qu’à séduire pour trouver l’homme de sa vie et n’hésitait pas à laisser son petit garçon seul. Il y avait ensuite Juliette, sa meilleure amie depuis le lycée avec qui il a gardé contact, bien que de longs moments d’absence et des kilomètres les séparaient. La mère Michèle, Xiao Long, la veuve Piatrovitch, Roméo et Gustave.

Owen souhaitait poursuivre ses études après le lycée cependant il ne savait pas dans quelle branche se diriger, et dans ce moment de doute il pouvait compter sur l’aide de Juliette. Et c’est ainsi qu’il est devenu psychanalyste jusqu’au jour où il décida de tout arrêter pour réaliser son rêve.

Tel un souvenir inoubliable, telles des inscriptions gravées dans le marbre, certaines citations et certains mots de ce livre resteront à jamais.

( D’ailleurs, il faut savoir que j’ai pour habitude de mettre des marque-pages sur les passages que j’apprécie dans les livres mais dans celui-ci, il aurait fallu en mettre un à chaque page donc j’en n’ai pas mis. En fait, ce livre sera le plus beau, le plus gros et le plus significatif de tous les marque-pages que je n’ai jamais eus. )

La plume de l’auteur est juste incroyable. Il manie les mots comme personne d’autre. La lecture est tout simplement addictive et très fluide. Avec une touche d’humour sous un fond philosophique, Owen définit les mots pouvant changer une vie selon lui. Ce sont les mots qu’il met sur ses propres maux. Et des références littéraires, ce n’est pas ce qui manque dans ce livre.

Parmi ses définitions, voici celle qui définit le mot « famille » :

« Un mot qui peut changer une vie. Un mot qu’on ne choisit pas. Un mot pour se reproduire depuis la nuit des temps, de jour comme de nuit. Un mot qui donne des ordres, qui vous imprime des trucs dans le crâne à votre insu. Un mot qui s’octroie des droits venus de nulle part, avec des obligations morales et des interdits. Un mot qui croit souvent bien faire. Un mot qui s’arroge toute la légitimité du monde, pour imposer son diktat, à ses propres membres. Un mot qui secrète parfois des secrets, lourds à porter, les fameux ‘secrets de famille’. Un mot qui peut, dans certains cas, être synonyme de bonheur et de solidarité : ‘La famille c’est sacré’. »

Quant aux personnages, je me suis tout de suite attachée à Owen car tout simplement c’est quelqu’un qui n’est pas superficiel, qui est amoureux de la littérature, qui sait remarquer les détails qui sont insignifiants pour la majorité des personnes et qui pourtant font toute la différence. Il est sensible et sensé. Ah oui j’allais oublier ! Quant il était enfant, Owen avait un chat qui s’appelait Roméo. Et alors là .. quand je l’ai appris, ça ne pouvait que confirmer ce que je pressentais, ce livre n’est pas comme les autres, ce livre est juste EXCEPTIONNEL. (Mon chat s’appelle aussi Roméo, voilà vous vous en fichez peut-être mais voilà pourquoi j’attache encore plus d’affection pour ce roman, cette histoire, ce personnage.)

Bref, une fois que l’on a ouvert ce livre, on a du mal à le refermer pour aller dormir.. On s’accroche tellement à l’histoire, à Owen, ce personnage atypique et à ces mots qui nous parlent jusqu’au plus profond de nous. Il nous donne une véritable leçon de vie. Celle de vivre simplement sa vie au lieu de la réfléchir.

Ah oui !! Et le prénom Owen, on en parle ? Je suis amoureuse.

Bon je crois que je n’ai jamais écrit un aussi long article mais il y a tellement de choses à dire sur cette merveille littéraire. C’est le premier roman de Gilles Voirin et j’espère qu’il y en aura d’autres !

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